15 jeunes du Val d’Oise sont partis visiter Israël et dans les Territoires Palestiniens, à l’initiative de Latifa Ibn Ziaten et de son association qui perpétue la mémoire d’Imad, son fils, victime du terrorisme : un voyage comme « ambassadeurs de la paix », pour apprendre le « vivre ensemble » et observer sans préjugés.

Maman d’Imad, un des trois parachutistes français assassinés par Mohamed Merah, Latifa Ibn Ziaten a décidé de consacrer sa vie à la lutte contre la haine et la violence fanatique, allant dans les cités sensibles et ailleurs pour donner des conférences, et rencontrer partout des jeunes qui pourraient basculer, à leur tour, dans le terrorisme. Pour elle, le « vivre ensemble » n’est pas un slogan politique creux, mais vraiment un projet où doivent se rencontrer les éducateurs, élus, responsables ou simples fidèles des trois religions monothéistes. On visitera le site de « La Fondation Imad pour la jeunesse et la paix », pour en savoir plus sur les rencontres et manifestations où cette infatigable « mère courage » est venue apporter son témoignage.

Parmi ses objectifs, amener les jeunes « à la rencontre de l’autre », dans des pays où vivent ensemble des cultures différentes. Un premier voyage avait conduit un groupe d’élèves au Maroc. Cette année elle a eu le cran d’amener un groupe d’élèves du Val d’Oise, de plusieurs origines mais tous « ambassadeurs de la paix », en Israël et dans les Territoires Palestiniens : lieux saints de Jérusalem, mais aussi Mer Morte et Galilée, tombe de Yitzhak Rabin sur le Mont Herzl et visite de Ramallah, un voyage riche en émotions qui devait les conduire à partir du 22 avril et pendant une semaine, à la découverte d’une zone de tensions mais aussi de coexistence entre religions différentes. « Le constat qu’on fait, c’est que toutes les haines qui existent dans le monde sont dues au fait que les peuples ne se connaissent pas, estime le proviseur du lycée Arthur-Rimbaud de Garges, Christophe Buatois. Le but de ce voyage, c’est que les jeunes apprennent à découvrir l’autre, qu’ils écoutent et qu’ils observent sans préjugés. C’est cela qui permet de générer du respect et de la non-violence. »

On peut suivre sur la page FaceBook de Latifa Ibn Ziaten, qui est ouverte au public, le reportage photos et les impressions de voyage du groupe : voir sur ce lien.  La photographie qui illustre cet article est tirée de cette page.  On pourra aussi lire une interview de Latifa Ibn Ziaten à propos de ce voyage, sur le site marocain Yabiladi.com

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